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Les efforts assidus des pays soutenant les «rebelles» n’ont point réussi à isoler l’Etat syrien tout au long de quatre ans, en dépit de l’appui financier, militaire, sécuritaire et médiatique assuré aux groupes armés sur le territoire syrien.

Au contraire, ces pays ont commencé à reconnaitre leur erreur stratégique, à la lumière du revirement dans l’attitude politique à l’égard de la guerre contre la Syrie. En effet, la reprise des relations diplomatiques entre certains pays et Damas, est survenue lorsque les pays en question ont bien réalisé que le combat contre l’Etat syrien sera vain. Sans résultat aucun.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la décision koweitienne de rétablir les relations diplomatiques avec la Syrie, comme prélude à la reprise des relations syriennes avec les pays arabes et internationaux.

De fait, les pays du Golfe, notamment le Koweït, réalisent que la guerre contre la Syrie touche désormais à sa fin par la victoire de l’Etat syrien, à la suite surtout du changement des priorités de l’administration américaine, qui prônait le renversement de l’Etat syrien, arrivant à prévaloir la lutte contre les organisations terroristes. Ce principal facteur dans la modification des priorités politiques de ces pays, suivant les traditions diplomatiques des pays arabes, notamment du Golfe.

Ces traditions fondées sur la remise en question progressive des décisions, dans une tentative de préserver la dignité, surtout dans les pays qui reconnaissent, même tacitement, l’assistance syrienne durant le siècle dernier.

Le Koweït par exemple, ne pourra jamais oublier le rôle de la Syrie lors de l’invasion irakienne de son territoire en 1990 et de l’intervention directe de l’armée syrienne pour libérer le territoire koweitien. Tous les koweitiens se rappellent aussi des propos du feu président syrien, Hafez Assad, qui avait dit que c’est la Syrie qui a libéré le Koweït… «Si la Syrie ne s’était pas opposée à l’occupation, l’armée irakienne ne se serait pas retirée», avait-il dit lors de son entretien avec une délégation populaire présidée par le parlementaire Mohammad Jassem Al-Sakr.

Un revirement

Ce changement radical dans les politiques régionales et internationales, ne découle pas seulement de l’histoire, mais d’une remise en question globale des politiques de quelques pays dans leur attitude à l’égard de la guerre en Syrie, à l’ombre notamment de l’arrivée de «Daech» à leurs frontières et du début de la menace sécuritaire contre leurs territoires.

Là ont commencé leurs craintes de récolter le fruit du soutien du terrorisme sur les terres de la péninsule arabe. En fait, les attentats menés contre des étrangers dans les Emirats et l’Arabie et la propagande de «Daech» appelant au renversement des régimes du Golfe, qui attire un bon nombre de jeunes dans ces pays, en plus des attentats menés par «Daech» à la frontière saoudienne, proche de la frontière koweitienne et jordanienne, ne sont que le début du prix que payeront ces pays.

De surcroit, la découverte des cellules de «Daech» dans ces pays, l’augmentation des activités de cette organisation dans certaines régions et l’élimination de la frontière syro-irakienne, tous ces faits ont poussé ces pays à considérer le «régime syrien», comme l’allié sur lequel ils peuvent compter afin de protéger leurs territoires.

Ils ont jugé l’armée syrienne comme seule capable de combattre cette organisation dans le contexte des exploits militaires réalisés par cette armée dans le rif de Damas, Alep et Idlib et dans Al-Charki, où «Daech» a été assiégé dans une région éloignée et isolée, loin de toute influence géopolitique dans la région, au moment où la soi-disant alliance internationale a échoué de le faire en Irak.

Par contre, on ne peut ignorer d’autres raisons politiques ayant aidé à ces changements. En effet, les pays concernés ont bien compris que le changement des priorités des Etats-Unis signifie la victoire de l’axe de la résistance. Un fait qui signifie aussi que cet axe est le seul en mesure de remporter la victoire contre les forces extrémistes.

Pour ces raisons, ces pays tentent d’accélérer l’assainissement des relations avec la Syrie, cette dernière étant au cœur de cet axe. Tous ces faits surviennent dans le contexte de propos sur la tenue d’une conférence de dialogue entre le gouvernement et l’opposition syrienne, qui tiendra prochainement ses réunions de concertation à Moscou, afin de parvenir à une solution politique loin de l’axe américano-turc et des pays du Golfe.

La victoire de la Syrie

En dépit des circonstances exceptionnelles vécues par la région, les données politiques confirment que Damas détient toujours l’initiative sur le plan politique et militaire. Sur ce, on s’attend à ce que plusieurs pays arabes et régionaux s’empressent de réparer leurs relations diplomatiques avec la capitale syrienne.

Dans ce contexte, le Sultanat d’Oman se prépare à réactiver le rôle de son ambassade à Damas au moment où des sources prévoient une initiative émiratie à l’égard du président Bachar Assad, illustrée par l’envoie d’émissaires en Syrie.

A noter aussi que les autorités tunisiennes, qui avaient ouvert des bureaux consulaires dans la capitale syrienne avant les élections, sous le prétexte de suivre les affaires des ressortissants tunisiens ayant rejoint les rangs des rebelles, adoptera une autre position à la suite de la présidentielle.

On ne peut de même écarter le maintien des relations entre Damas et l’Egypte, même durant le mandat de Mohammad Morsi.

Selon les indices, on évoque dernièrement une hausse du niveau de la coordination diplomatique entre Damas et le Caire, mais en évitant toute provocation à la partie saoudienne.

Sur le plan européen, des sources bien informées ont rapporté que le Suède envisage sérieusement de rétablir ses relations diplomatiques avec la Syrie. Un fait constaté à l’issue de la rencontre de la conseillère de la sécurité nationale suédoise avec la diaspora palestinienne et syrienne au Suède.

Ce fait coïncide avec les visites permanentes de diplomates et de responsables sécuritaires européens, de l’Angleterre, de la France et de l’Allemagne à Damas.

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