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Samedi 14 mars, un rassemblement «Pour la Syrie» a eu lieu, à Paris. Il est le résultat d’un appel lancé par 55 organisations.

Par Ahmed Halfaoui

Parmi elles, les plus nombreuses, celles qui sont nées, tambour battant, à l’occasion de la «révolution démocratique», qui allait mettre la Syrie à feu et à sang et dont on peut deviner les sources de financement.

Il y avait, aussi, des partis politiques français et des associations ou syndicats ayant pignon sur rue.

Il y avait, encore, à tout seigneur tout honneur, un «ambassadeur» de cette «Coalition nationale syrienne», dont on se demande ce qu’elle devient, depuis qu’il n’est plus tellement question de «révolution», mais de Daesh et de Front Al-Nosra.

Avec 55 organisations, dont le Parti dit encore Socialiste, le Parti dit encore communiste et des partis dit d’extrême-gauche, nous devions nous attendre à ce qu’il y ait une marée humaine. Surtout que la médiatisation a été très lourde.

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Mais, contre toute attente optimiste, le nombre de participants, largement, pesé, pouvait s’élever à 700. Soit une capacité de mobilisation moyenne de 13 personnes, pour chaque chapelle.

La conclusion, incontournable, est que le «printemps», si tant est qu’il faisait recette, ne recueille que de l’indifférence, sauf auprès de ceux qui en vivent, que ce soit au sens financier ou politique.

Et ce, même si le slogan s’est enrichi des données de la scène.

«Ni Assad, ni Etat islamique», ont scandé les manifestants, tout en voulant faire croire que ce serait le gouvernement syrien, qui aurait transmué l’Armée syrienne libre en armée de Jihadistes.

L’expression, probablement, du désarroi devant l’effondrement du fonds de commerce, qui a permis à tant de notoriétés de se faire et à tant d’espoirs de carrière de se dessiner.

Fallait-il s’attendre à plus d’intelligence ?

Il est évident que non, puisque l’histoire a, déjà, commencé son travail de nettoiement des scories.

Pour ce qui est des milliers de Syriens, qui ont été interdits, par le gouvernement français, de voter, en mai 2014, ce sera, donc, d’un regard amusé qu’ils ont dû observer cette agitation «printano-parisienne».

C’est avec le sourire, sûrement, qu’ils doivent apprécier les propos du Directeur de la CIA, John Brennan, qui vient de déclarer : «aucun d’entre nous, Russie, Etats-Unis, coalition [contre l’EI], Etats de la région, ne veut un effondrement du gouvernement et des institutions politiques, à Damas».

Un sourire que viennent conforter les nouvelles dispositions de la diplomatie étatsunienne, vis-à-vis de l’Etat syrien.

Elle qui ne voyait de solution, sa solution, qu’avec le «départ de Bachar al-Assad», la voici qui admet qu’il faut négocier.

Restant posée, bien sûr, la question de savoir en quoi Washington devrait se mêler de la situation intérieure d’un pays étranger.

Sachant, en l’occurrence, que le bain de sang qui inonde la Syrie est du fait de ses bons offices et de ceux de ses alliés «amis du peuple syrien», exécutés, sur le terrain, par ses propres supplétifs, recrutés, formés, armés et financés, sous ses ordres et sous son contrôle.

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RELATED
Syrie : non à l’oubli – quatrième anniversaire de la révolution syrienne
France Diplomatie (official website of French Ministry of Foreign Affairs)

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SOURCES:
IRIB ~ par Ahmed Halfaoui, 17 mars 2015
Submitted by Cem Ertür
The real SyrianFreePress.NETwork at
https://syrianfreepress.wordpress.com/?p=43732

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